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Edito du numéro de février 2026
par Rodrigo De Stephanis
Le christianisme nait de l’ouverture !
Le christianisme naît à l’intérieur du judaïsme. Jésus de Nazareth est un Juif, enraciné dans les traditions religieuses de son peuple et qui pratique la religion juive (il se rend au temple, prie selon les rites juifs, célèbre la Pâque). Ses premiers disciples sont eux aussi juifs et suivent les pratiques religieuses de leur époque : même après la résurrection de Jésus les Actes nous disent qu’ils « fréquentaient assidument le temple » (Ac 2, 46). Si on peut dire que Jésus a fondé l’Église on ne trouve pas dans les évangiles l’idée qu’il aurait voulu initier une nouvelle religion. Comment est-on donc arrivé à la séparation entre ces deux religions ?
À l’origine il y a le fait que les autorités juives ont persécuté les disciples de Jésus. Cela a produit un « exode » à partir de Jérusalem, et l’annonce de l’Évangile aux païens, beaucoup desquels ont tout de suite été attirés par ce nouveau groupe de croyants qui non seulement annonçait un message d’amour, de réconciliation, de paix et d’égalité, mais… le vivait aussi ! L’entrée de nombre de Grecs dans la nouvelle communauté a vite posé des questions, et une en particulier : faut-il contraindre ces nouveaux baptisés à suivre les lois juives, et notamment la pratique de la circoncision ?
La question était de taille, car beaucoup de disciples de la première heure, autrement dit des Juifs qui avaient accepté Jésus, restaient fidèles aux pratiques juives (circoncision, interdits alimentaires, etc…), et estimaient que tout nouveau disciple du Christ devait aussi s’acquitter de ces lois. Le problème a pris tellement d’ampleur qu’il a fallu pour le résoudre convoquer celui que certains considèrent comme le premier concile de l’histoire de l’Église ; c’est ainsi que les premiers chefs de l’Église se sont retrouvés à Jérusalem autour de Pierre pour répondre à la question qu’aujourd’hui nous pouvons formuler ainsi : faut-il être juifs pour être chrétien ?
Sous l’influence de Paul, apôtre des païens, et de Pierre, qui avait vu l’Esprit à l’œuvre auprès des païens l’assemblée de Jérusalem répond que NON ! Je crois que c’est ce « non » qui dit que judaïsme et christianisme sont deux religions différentes (bien que proches), et qu’on peut être chrétien sans être juifs. Sans ce « non » le christianisme serait resté un courant du judaïsme, comme il y en avait plusieurs à l’époque de Jésus (Pharisiens, Zélotes, Sadducéens, Esséniens,…), mais ce qui pour moi est le plus important de cette réponse est le fait qu’elle marque une ouverture, qui est d’abord ouverture à l’Esprit (qui souffle où il veut, comme en témoignent Paul et Pierre), et ouverture à l’autre, à l’étranger. Cette ouverture nous renvoie à ce qui est essentiel, à libérer notre vision de la foi (et de la religion) d’une panoplie d’accessoires, rites, pratiques, lois qui, nés pour nous rapprocher de Dieu peuvent finir pour nous en éloigner.
Si le premier concile a fait naître (selon moi) le christianisme par un geste d’ouverture au monde, le dernier (Vatican II), dont nous avons fêté les 60 ans en 2025, a contribué à le faire grandir dans notre monde, et toujours par l’ouverture, et le retour à l’essentiel !
Rodrigo
« Si le premier concile (Jérusalem) a fait naître le christianisme par un geste d’ouverture au monde, le dernier (Vatican II) a contribué à le faire grandir dans notre monde, et toujours par l’ouverture, et le retour à l’essentiel. »